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Nous vous l'avions annoncé, nous avons beaucoup hésité ... nous voilà partis! Enfin pas tout à fait mais presque puisque nous partons demain matin...! Nous avons cependant décidé de communiquer différemment cette année, car en cette période compliquée sur cette zone sensible, le moins on en met sur la toile, le mieux c'est... Nous allons donc communiquer au travers d'e-mails tout simplement que Marion, la fille de Fafa transférera à chacun de vous par l'intermédiaire d'une mailing list. Pour vous de la famille et amis qui souhaitez recevoir ces messages, passez nous un e-mail (à l'un ou à l'autre) et nous rajouterons votre adresse sur la liste. Vous pourrez bien entendu nous répondre par mail, c'est toujours agréable d'avoir quelques nouvelles... Désolés, ce sera un peu moins sympa, mais il y aura quand même le max de commentaires et de photos! Retour fin mars ... D'ici là, bonne année à tous et bon courage pour cet hiver Bernard et Fafa
Jeudi 06 Janvier 2011Poster un commentaire
B : Dimanche 29 : Il pleut, le ciel est tout noir, nous restons au lit à flemmarder, il va falloir tuer le temps aujourd’hui ; nous envisageons même d’aller au cinéma … Mais avant tout le cyber pour vous donner des nouvelles. En fait, comme nous n’arrivons pas à trouver de cyber avec Firefox, le plus simple est de trouver des connections en Wifi avec notre propre ordi ce que nous faisons depuis déjà plusieurs semaines. En afrique noire c’était simple, il suffisait de se garer devant un cyber qui en général lui-même taxait le wifi d’une boite ou d’un hôtel à côté. Ici c’est plus dur les connexions sont protégées ou trop faibles et nous tournons sous la pluie dans toute la ville pendant 2 heures. Après 5 ou 6 tentatives qui n’avaient pas un signal suffisant pour passer les photos, nous finissons par trouver une bonne connexion entre le palace Casino et le Sofitel. Nous garons notre Toy déguelasse avec les cantines et le four sur le toit derrière une Porshe Caïman (je ne savais même pas que cela existait) et 2 Porshes Cayenne… B : Lundi 30 : Temps maussade mais il ne pleut pas. Nous avons RV avec notre petit mécano sur le parking du Mac Do. En deux secondes il a vu ce qui clochait sur Totoy, nous lui laissons la voiture pour la journée. Destination les jardins Majorelle toujours aussi magiques mais archi bondés de touristes, déjeuner sur la place et avec un demi kg de fraises acheté 0,50 €uro ! L’après midi au calme dans un café littéraire installé dans un ancien palais rénové dans la vieille ville ; sieste au soleil sur la terrasse pour Fafa, bon bouquin pour moi en bas du ryad. Nous récupérons Totoy en pleine forme, avec un bon graissage et des injecteurs recalibrés. B : Mardi 31 : Route sans problème vers Fès entre Atlas magnifiquement enneigé et Moyen Atlas dans un décor de champs de blé d’une incroyable verdeur, saupoudrés d’éclatants coquelicots et parfois même envahis de Reine Marguerites jaunes pales au cœur tout jaune. La région est très riche avec en plus du blé ses oliviers et ses vergers. Arrivés à Khénifra nous quittons la nationale pour nous élever dans la montagne du Moyen Atlas à la recherche des forêts de cèdres. Nous arrivons au lac Aguelmane Aziza dont je gardais un souvenir ému depuis mon premier voyage en 1974 ! Le lac a bien diminué mais reste aussi beau, enchâssé dans les forêts encore un peu enneigées. Un grand troupeau de brebis pâture sur la gauche de la route. Alors que je contourne avec précaution un petit agneau de quelques jours endormi sur le bord du chemin, celui-ci prend peur et se jette sous les roues arrières : écrasé net ! Le berger arrive affolé, grand jeu de comedia del arte, comme si j’avais anéanti le troupeau. Il refuse mon indemnisation et se jette devant la voiture, armé d’une pioche pour nous empêcher de partir. Je lance une grande marche arrière pour m’arracher de ce mauvais pas mais la roue arrière tombe jusqu’à l’essieu dans un regard bétonné d’évacuation des eaux. Totoy est bloqué et il faut le sortir de là vite et par nos propres moyens car nous sommes en pleine montagne et que la nuit ne va pas tarder à tomber. Le berger vocifère toujours, exigeant 100 euros de dédommagement et un petit groupe s’est déjà constitué. Avec le cric et des pierres nous parvenons à remettre le toy sur ses roues. Pendant ce temps un marocain sympa et très fin, qui a fait ses études à Montpellier, a compris la difficulté de la situation et joue le négociateur. Après une bonne heure de tergiversation il parvient à un demi accord dans lequel Fafa cède une veste d’hiver et quelques menue fanfreluches en complément du prix raisonnable que nous proposions et nous partons assez vite sans demander notre reste. Mauvais moment mais cela aurait pu être beaucoup plus difficile… A la nuit tombante nous poursuivons notre route mais celle-ci monte, la neige apparaît sur les bords et l’endroit n’est pas très engageant pour dormir seuls. Nous finissons par demander asile à un gardien d’un chantier d’école sur un plateau à 1700 mètres d’altitude au milieu des briques et des parpaings…
B : Mercredi 1er avril : Nous quittons notre chantier au lever du soleil pour petit déjeuner en pleine montagne à près de 2000 mètres au beau milieu d’un grand champ de neige. La matinée est tellement belle au milieu de ces extraordinaires forêts de cèdres sous la neige que nous nous installons au soleil au milieu de cette nature de très grande beauté et virginité. B : Jeudi 2 : Nous essayons de visiter le grenier et les écuries royales mais fermé pour cause de travaux. La ville est par ailleurs en ébullition en attente de la visite du roi pour l’inauguration du SIAM, pas le même que chez nous mais presque, le salon de l’agriculture. Retour à Fès où le Roi est sur le point d’arriver et les avenues commencent à être fermées. C’est donc toute la région de Fès, Meknes, Ifrane qui est mobilisée pour cette visite royale, des dizaines de milliers de drapeaux, B : Vendredi 3 : Nous traversons le Rif avec une pointe d’appréhension car c’est la zone de production de 80% du kif mondialement consommé et l’on est toujours ennuyé, d’autant qu’avec notre camion un peu baroud et une barbe de trois mois nous risquons d’être pris pour des clients potentiels venus refaire le stock annuel… Fafa n’en revient pas, la montagne est entièrement cultivée du bas jusqu’en haut et irriguée par des milliers de kilomètres de tuyaux. 800 000 personnes vivent des 47 000 tonnes de cannabis produites en moyenne dans la région. Officiellement la production est tolérée mais pour seulement une consommation personnelle et la revente est interdite. Cela voudrait dire que chaque rifain, enfants compris, consommerait près de 60 kgs de kif par an ! Belle hypocrisie… La région de Kétama est dans un état d’abandon impressionnant, les hommes errent sur le bord de la route, l’œil vague, nous proposant leur production ; même les enfants s’y essaient. Nous feignons de ne pas les voir, passant notre chemin vitres levées et portières verrouillées. A la différence même d’il y a deux ans, nous ne sommes pas ennuyés par des vendeurs en voiture qui cherchaient à vous coincer par tous les moyens. La route est belle et nous croisons encore la neige avant de redescendre vers Al Hoceima ; pas vraiment la route directe pour rentrer à Itxassou, bon d’accord, mais on vous promet, après on ne fait plus que de l’ouest et du Nord. Parillada de poisons dans un troquet du port : crevettes, supions, solette, rouget, petit merluchon, tranche d’espadon, queue de raie et deux sardines pour chacun … ! Sieste sur la plage qui s’imposait… B : Samedi 4 : Mauvais réveil pour tous les deux, nous avons une grosse tourista qui nous tord les boyaux… Nous décidons quand même d’essayer d’avancer et prenons une incroyable piste qui part à l’assaut des falaises dominant la mer. Notre dernier petit parfum d’aventure dans un décor grandiose. Nous rejoignons la route intérieure en construction, indescriptible chantier qui tente d’escalader tous les pignons rocheux et redescend à chaque fois au fond de l’oued au niveau de la mer. Mieux vaut avoir un 4x4 pour effectuer ces 100 kilomètres qui nous prendront plus de 3 heures. La route-piste rejoint ensuite le bord de mer mais fait aussi l’objet d’un immense chantier. Fafa est parfois un peu inquiète mais le paysage est à la hauteur des émotions : criques désertes et immenses plages pas encore gagnées par la folie de la promotion immobilière de ces futurs « resorts » comme ils vont jusqu’à dire. Total, la journée entière pour faire moins de 200 km mais nous ne le regrettons pas ! Tétouan, pleins de gas-oil, dernières courses pour liquider les dirhams restants et gros b…. habituel de la frontière dans un concert de klaxons inouï !!! Fafa reste bloquée près d’une heure aux différents guichets, explication : n’ayant pas d’ordinateur à la frontière avec la Mauritanie les douaniers n’ont pas saisi notre entrée (et peut être même pas notre première sortie il y a trois mois…) et donc ils ne comprennent pas comment on veut sortir alors que nous ne sommes pas rentrés ! Le chef finit par donner le coup de tampon tout en nous disant que c’est de notre faute, nous aurions du demander aux douaniers si ils avaient bien enregistré notre passage (sur quel ordi ???) ! Une histoire de fous, une de plus me direz-vous dans ce feuilleton de passages de douanes. Arrivés côté espagnol nous allons directement à l’embarcadère du Ferry ; il est 18h30, par chance il y a un bateau à 21h, embarquement à 20h30, nous avons deux heures à tuer. Nous sommes seuls à attendre sur l’immense parking des départs avec deux jeunes en camping car. Alors que les nouilles finissent de cuire, un employé de la compagnie nous demande quel bateau nous prenons : « El de las nueve, porque » ? « Porque se esta marchando ! » Nous avions oublié qu’il y avait 2 heures de décalage… Nous rentrons en catastrophe dans le Ferry vide qui ferme ses portes derrière nous, j’en renverse même les nouilles par terre dans le bateau. 40 minutes de traversée, nous voilà vomis du bateau dans le port de containers éclairé comme en plein jour, puis éjectés sur l’autoroute de Malaga, bonjour la transition… Nous avançons un peu comme des zombies jusqu’à la première station service, nous tirons les rideaux, c’en est assez pour aujourd’hui…
B : Dimanche 5 : Malgré l’autoroute toute proche et les crampes à l’estomac, la nuit n’a pas été catastrophique. On a quand même connu mieux et plus bucolique. Petit dej expédié sur notre parking. Pas de photo ce matin, alors que je crois avoir photographié tous nos bivouacs. Horreur des paysages urbains de Marbella, Torremolinos, Marbella … Les paysages d’oliviers et de vignes se font beaucoup plus beaux vers Grenade et Jaen. Déjeuner à l’ombre des oliviers, puis la Mancha et ses vignobles à perte de vue bien que beaucoup soient comme en France arrachés, ne laissant dans le vide que les petites maisonnettes blanches des anciens ouvriers vignerons. Mais nous ne regardons pas trop le paysage, nos pensées vagabondent beaucoup plus loin, vers cette Afrique déjà si lointaine, si différente, si éloignée de tout ce que nous voyons. C’est un drôle de mélange d’impressions qui nous envahit : nous nous sentons à la fois rassurés devant l’ordre, l’organisation, la propreté … mais aussi un peu écœurés devant une telle profusion de richesse, de technologie, de « matuvuisme »… Impression aussi de vide, d’absence de vie ; ici seules les voitures bougent et les cheminées d’usines fument.. . Bon bon, j’arrête ! Ce soir dernier petit bivouac avec, si le cœur nous en dit, une grillade de sardines marocaines et un petit vin blanc bien frais ! Traversée de Madrid sans encombre un dimanche après-midi, col de Somosierra, la neige n’est pas loin, descente sur Aranda del Duero. B : Lundi 6 : Nous quittons notre ermitage de Nuestra Señora del Lorio avec regret après un dernier petit dej dans l’herbe (fraîche quand même ce matin…). Les paysages redeviennent familiers, les sorties d’autoroute connues… La lumière reste un peu étrange et la végétation si peu avancée nous surprend par rapport aux derniers jours passés au Maroc. La nostalgie de ce grand et beau voyage est prégnante, mais bien entendu la joie de retrouver tous les nôtres est forte et bien présente. La réadaptation sera quand même très certainement difficile, nous nous y attendons… A midi nous serons à Itxassou, cela fait tout drôle et l’on a peine à le croire… Ce post écrit dans la voiture sera donc le dernier et nous vous remercions d’avoir été aussi nombreux et fidèles dans le suivi de nos pérégrinations. D’ici quelques jours nous écrirons peut être une post face en guise d’épilogue pour vous faire partager les grandes impressions qui resteront de ce voyage qui aura été sans conteste très largement au niveau des espoirs que nous y avions placés et qui s’est par ailleurs déroulé dans les meilleures conditions qui soient, tant du point de vue matériel que personnel…Nous sommes heureux, toujours aussi amoureux et déjà des idées de prochains voyages …
Mercredi 08 Avril 2009Poster un commentaire
B : Lundi 23 : Nous prenons le thé du matin avec nos amis marins. Ils nous voient partir avec un peu d’envie car ils sont là dans leur désert face à la mer, 24 h sur 24 sans rien à faire, pendant 4 mois avant de rentrer chez eux pour 25 jours ; sauf que chez eux c’est à Fez, c'est-à-dire 1900 km plus au nord … !
B : Mardi 24 :
B : Mercredi 25 : Lever aux aurores et petite ballade en solitaire dans la montagne. Après le petit dej nous ne résistons pas au plaisir de reprendre une douche avant de partir… Quel luxe ! Nous sommes sages et abandonnons l’idée de remonter par « la plage blanche » ou les pistes que j’aurais bien aimé prendre pour aller vers l’Anti-Atlas. Il faut dire que nous recherchons maintenant avant tout la tranquillité physique et d’esprit, à la fin de ce voyage qui aura quand même été long et pas toujours très reposant… Nous partons donc sur le goudron vers Tiznit, abandonnant le désert et attaquant les pentes des derniers contreforts atlantiques de l’Anti Atlas. Et là, à mesure que nous montons, l’émerveillement absolu, la montagne B : Jeudi 26 : Petit dej en haut de notre col face aux montagnes dans un concert de merles rendus très certainement fous amoureux par cette belle journée de printemps qui s’annonce. Nous arrivons à Tafraoute lovée dans une dépression au cœur d’un chaos impressionnant d’énormes blocs de granite rose surplombant souvent de façon inquiétante les habitations noyées dans la verdure des palmiers dattiers. Etonnant mélange d’ambiance de sud marocain et d’environnement de montagne, nous sommes quand même à plus de 1200 mètres d’altitude. B : Vendredi 27 : Nous descendons sur ce versant exposé au nord moins riche et moins gai que celui de Tafraoute. Nous tombons sous le charme d’une kasbah du XII°, perchée sur son piton rocheux planté au milieu d’un haut plateau ceint de montagne. Elle est encore habitée par 3 familles (sur les 24 d’origine) et magnifiquement restaurée. L’un des habitants nous B : Samedi 28 : Le ciel est plombé mais de belles éclaircies trouent les nuages et nous autorisent une belle escapade dans les hameaux voisins accrochés à la montagne. Un chien sympa nous accompagne et son propriétaire nous le propose en cadeau mais Fafa reste inflexible : « C’est lui ou moi ! ». D’accord, message compris. Alors que nous reprenons la voiture il se met à pleuvoir et le torrent dans le fond charrie un fleuve de chocolat fondu… Samedi, c’est le souk hebdomadaire à Esni ; nous laissons passer une trombe d’eau et de grêle mélangées et allons patauger gaiement dans la boue dégorgeant de partout au milieu des étals. Nous faisons une grande provision d’oranges, patates, oignons, petits pois, poivrons pour 2,5 €uros ! Tajine et brochettes avec les paysans au bouiboui du coin et nous replongeons nous réchauffer dans la voiture. Nous sommes encore à 1100 mètres, il doit faire 12°, le brouillard menace juste au dessus de nos têtes et le ciel est noir. Nous renonçons à passer dans la vallée de l’Ourika pour aller y crapahuter demain. Seule destination possible donc Marrakech où nous devrons attendre jusqu’à lundi car nous avons décidé d’offrir à Totoy une bonne révision chez un petit mécano que l’on nous a recommandé à Bamako ! Je vous passe la place Jemma el Fna et autres souks visités en vitesse juste pour dire que nous y sommes allés. Camping en périphérie au milieu des orangers en fleurs. Il va falloir trouver un programme pour demain…
Nota : Pour Doudoune, j'ai rajouté des photos de cairns prises au retour, dans le billet qui leur était consacré. Il y a les mêmes au Mondarrain...!
Dimanche 29 Mars 2009Poster un commentaire
F : Jeudi 19 : matin : visite de l’île de Gorée à quelques encablures; c’est une petite île à la fois célèbre pour son triste passé qui fait d’elle un site mémorial de l’esclavagisme et tout à l’inverse qui offre au visiteur un très joli village tout en douceur avec de jolies maisons ocres, En chemin nous nous faisons contrôler plusieurs fois par la gendarmerie, disons très scrupuleuse à l’égard du touriste blanc. Un gendarme à qui nous annonçons que nous avons tous nos papiers et que nous sommes vraiment en règle, trouve le moyen de nous dire « qu’il pourrait nous verbaliser pour délit d’aménagement de bagages » (en raison des roues sur le toit et de la suppression des sièges arrières!!!,… » mais cependant, nous explique-t-il goguenard, il ne le fera pas car il ne voudrait pas que l’on pense qu’il fait un délit de faciès ! » ; à côté, la circulation se poursuit avec son cortège de voitures sans phares, sans clignotants, sans freins, sans vitres, et peut-être même sans moteur ! Les taxis brousses nous dépassent crachant une fumée noire à qui mieux-mieux avec des grappes humaines accrochées aux montants et des amoncellements de sacs, motos et chèvres sur le toit ! Sacrée Afrique ! C’est tellement gros qu’on ne peut qu’en rire ! KAYAR c’est un village de pêcheurs et le spectacle y est vraiment surprenant : sur la plage plus de mille pirogues sont alignées côte à côte, quelques fois sur deux rangées laissant très peu de place à la foule qui s’active . Tout le village semble être rassemblé sur la plage même si aujourd’hui peu de bateaux sont sortis parce que la mer est agitée (et qu’elle à rejeté sur la plage la chèvre sacrifiée apprendra-t-on plus tard) ; l’ambiance est très bon enfant. Il est facile d’aborder les gens et l’on nous apostrophe aussi facilement : trois femmes se marrent en montrant mon derrière, je rentre dans leur jeu , relève mon tee-shirt et pars en me tortillant de plus belle : éclats de rire général, elles en redemandent ! Un gars sympa nous indique un coin où l’on peut s’installer au bord de la mer et un peu à l’écart du village pour la nuit. Demain matin on ira acheter du poisson avec lui.
F : Vendredi 20 : nous repartons avec un beau maquereau tout frais et un autre poisson très joli tout plat mais dont j’ai oublié le nom Totoy est enfin prêt, malgré la nuit qui s’annonce, Bernard se retape courageusement les 2 heures pour sortir de ce DAKAR beaucoup trop agité pour nous ! bivouac un peu à l’aveuglette sur le bord de la route du côté de Thiès. Ouf ! Quelle journée ! F : Samedi 21 : Nous remontons sans problème sur Saint Louis, la grande boucle est bouclée ! Le gendarme à l’entrée veut encore nous verbaliser car Bernard n’aurait soit disant pas mis le clignotant quand il nous a arrêté. Nous arrivons à partir sans rien payer… F : Dimanche 22 : départ à 5h 30 du matin : nous voulons rouler le plus possible pour avaler au plus vite le maximum de kilomètres de cette si longue traversée des déserts Mauritanien et sud Marocain. Platitude complète, troublée de temps à autres de mirages . Le sable parfois blanc vire au beige ou au gris suivant les endroits puis s’agrémente pendant quelques centaines de kilomètres suivants de cailloux gris de tailles variables ou alors de touffes de buissons gris eux aussi. Nous longeons l’océan ce qui apporte un peu de distraction à la monotonie du paysage et va nous permettre de faire des bivouacs sympas malgré le vent très violent. Nous sommes tombés une fois de plus sur un campement de la marine nationale, gardienne de la côte : 2 jeunes, vraiment très gentils qui nous ont invités à partager leur repas fait de poissons grillés et de dattes. Nous mangeons donc dans leur campement, face à la mer et au soleil couchant. A proximité, 2 restes de bateaux calcinés, témoins des 2 arraisonnements de cette année : chaque embarcation pourtant pas bien grande contenait 30 à 40 immigrants africains qui tentaient de rejoindre l’Europe en essayant d’arriver au Maroc, puis de traverser sur les Canaries espagnoles et de là …Petite promenade solitaire sur la plage pour faire le plein de « merdouilles » : hameçons de contrebande pour la pêche du poulpe, flotteurs, bouts de ficelles pour Bernard, cailloux, sable, algues séchées pour moi.
Nous projetons de passer quelques jours tranquilles au MAROC et se dégourdir un peu les jambes sur les plateaux de l’ANTI ATLAS. ZAPPING : Voici un florilège des marchandises qui nous ont été proposées par les petits vendeurs, aux fenêtres de la voiture dans les embouteillages à la sortie de Dakar :
Si, si, je vous promets, tout est vrai !
Mardi 24 Mars 2009Poster un commentaire
Pour illustrer le dernier zapping de Fafa voici les photos "officielles" de notre visa pour le Mali. Nous en sommes déjà sortis donc aucune conséquence facheuse ...! B : Dimanche 15 mars : Nous quittons Enampor et parvenons à trouver une très belle ancienne piste de sable louvoyant au cœur de la forêt tropicale et des vieilles cases ; quelle sérénité… ZIG : cyber, quelques courses et départ vers le nord, objectif : traversée de la Gambie. Nous savons que ce ne sera pas simple mais nous nous promettons de garder notre calme. Pour ceux qui l’ignorent, la Gambie est le plus petit pays d’Afrique, large de seulement 24 km le long du fleuve du même nom, et qui coupe pratiquement le Sénégal en deux d’ouest en est. Il faut donc le traverser pour aller de Casamance à Dakar. Pays anglophone, mais où on roule quand même à droite, il vit de la contrebande (faisant partie de l’ex Commonwealth il trafique avec toutes les anciennes colonies anglaises : tissus pakistanais, thés d’Asie, vieilles bagnoles européennes …), du tourisme essentiellement sexuel (les hollandaises s’un certain âge en raffolent…) mais aussi de sa position stratégique qui lui permet d’être très exigeant avec les sénégalais mais aussi bien entendu avec tous ceux qui veulent traverser… Nous sommes prévenus! Arrivés à la frontière il faut d’abord changer de l’argent au black (2500 CFA) pour pouvoir payer plus loin le bac que l’on ne peut régler qu’en XXX (vous connaissiez vous, cette monnaie ? bon plan pour le jeu des 1000 €) ensuite, acheter à un quidam un formulaire de passavant, triptyque mal imprimé, qui va servir de base à l’arnaque, il faudra en effet le présenter tout au long de la traversée (douane d’entrée, passage du bac, ville traversée, douane de sortie) à la police, à l’immigration et à la douane qui, contre un tampon, exigent chacun 1000 FCFA. Passage de la frontière entrée et de la frontière sortie 2000 CFA à chaque fois, c’est la première fois que je paie pour un passage de frontière ! Le clou, c’est les 15000 FCFA qu’il faut maintenant payer « d’escort fees » car on est véhicule étranger ! Je refuse de payer, exige de voir le chef, on me montre le reçu officiel que l’on me donnera cotre paiement et sur lequel figure bien la somme demandée. Trop énervé, Fafa me relaie et exige d’avoir effectivement une escorte que bien entendu nous n’aurons pas… Arrivés au bac on nous demande notre billet de passage, il fallait l’acheter dans la ville précédente et donc demi-tour… Le bac rate sa manœuvre d’appontage… Côté sénégalais nous retrouvons une route nationale tellement défoncée que même les semi-remorques de 30 tonnes roulent sur la piste à ânes latérale, les vélos dépassent les voitures… Epuisés et la nuit venant, nous nous arrêtons sous le premier gros arbre venu. Demain il fera jour… Ce soir double Pastis et merveilleuses crêpes au citron vert de Fafa avant un gros dodo bien mérité. Et bien non, alors que nous étions bien endormis, une délégation d’anciens, du village voisin, vient enquêter avec force torches sur ce véhicule suspect garé tous feux éteints en plein champ d’arachides. Quelques civilités en Wolof par la fenêtre (je suis à poil) et ils s’en vont en nous souhaitant je crois bonne nuit. Nous l’aurons bien méritée. B : Lundi 16 mars : Nous décidons de rejoindre le delta du Saloum à travers pistes à la boussole car notre carte n’est pas assez précise. Quel plaisir de retrouver ces petits chemins creux où le sable remplace avantageusement les ornières du goudron. Le camion fait aussi moins de bruit : il faut dire qu’avec tous les mauvais chemins que nous lui avons fait subir, les silent-blocs des amortisseurs ont explosé et ces derniers travaillent comme pour les taxi-brousse, métal contre métal… Vivement un bon petit mécano à Dakar. Je ne suis pas certain que notre route ait été très droite plein ouest, mais à force de demander nous sommes bien arrivés à Toubacouta. Pourtant ici nous sommes dans une région très wolof musulmane et peu francophone et francophile, donc pas toujours facile d’avoir le bon conseil. De toutes façons ce n’est pas difficile : « C’est tout droit », même quand 200 mètres plus loin il y a trois pistes qui partent… Nous rejoignons le bord du Saloum et ses mangroves : baignade, pique nique, sieste. Nous poursuivons sur Fondiougne, posons le camion sur la plage d’un autre bras du Saloum et re–baignade , sieste, apéro, dîner … cela en deviendrait lassant…Heureusement qu’il faut aussi écrire le blog et ainsi, ne pas se laisser totalement aller… Vous voulez connaître le programme pour demain ? Les plages de la « Petite Côte » et re-baignade, sieste …B : Mardi 17 : Nous traversons par le bac au petit matin, toujours aussi folklo mais nous commençons à en avoir l’habitude. B : Mercrdi 18 : Plus de 2 heures pour franchir les derniers kilomètres nous séparant de Dakar. Une circulation absolument anarchique et délirante dans ces faubourgs industriels que je ne reconnais pas. Nous voulons faire réparer les amortisseurs de la voiture mais les grands garages ne font que les vidanges et nous renvoient sur les petits mécanos qui envahissent les trottoirs avec les épaves qu’ils rafistolent et leurs palans dans les arbres. Nous échouons chez IBOU et son « garage » en pleine rue, qui nous traine à droite à gauche pour essayer de chauffer au chalumeau les amortisseurs récalcitrants au démontage. Il faut dire qu’ils en ont vu tellement… . Une fois démontés il faut trouver les silent-blocs neufs. .. Nous prenons notre mal en patience, jouons au morpion, mangeons un exceptionnel riz au poisson avec les mécanos et le flic du coin sur un coin de planche sur le trottoir. Quatre heures plus tard nous rentrons enfin dans Dakar avec un Totoy en pleine forme. Pèlerinage pour moi au 43 rue Félix Faure inchangé, contrairement à la rue…, sur mes anciens lieux de pêche au Cap Manuel, sur les corniches et enfin à l’université ou seul le nom de l’ENSUT a changé. Dakar s’est beaucoup modernisé mais reste une très belle ville, agréable, aérée et finalement assez bien entretenue (sauf les feux tricolores). Quel contraste avec le reste du pays ! Tout, absolument tout l’argent et le développement associé, est ici. L’ensemble du pays se partage le reste, c'est-à-dire absolument rien… si ce n’est l’Islam …Courses dans un supermarché Casino, mais oui !!! Bivouac incroyable en bord de mer, sur un grand terrain des Almadies, étrangement encore non colonisé par le béton local.
Jeudi 19 Mars 2009Poster un commentaire
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