F : lundi 23 : Bye bye TOGO , « A fon a » BENIN ; arrivons par GRAND POPO où nous nous posons de suite : pas moyen d’échapper à l’envie de se prélasser sur cette magnifique plage : mer vert turquoise, plage immense bordée de cocotiers, une auberge ouverte sur la mer, paillotes, hamacs, …bon allez j’arrête ! c’est pas cool de ma part, de vous raconter ca, vous qui êtes dans les frimas de l’hiver….pourtant c’est une véritable plage de rêve
; le seul inconvénient c’est que l’on ne peut pas se baigner à cause des courants : on fait quelques trempettes prudentes quand même, rapidement fauchés par le courant on ressort les cuisses rouges « peeling assuré » et le maillot bien garni de matériaux divers : sable, cailloux, bouts de coquillages et formant des bourrelets pas très seyants pour compléter le tableau de nos silhouettes hirsutes et chancelantes ; on se rabat sur la piscine de l’hôtel ; bon, elle est verte elle aussi…mais c’est pas la même raison : elle doit être à 35 ° ! Sieste, lecture ; le soir je réalise que les trous que je voyais dans le sable autour de notre campement, sont en fait des trous de crabes rouges et noirs ; ils sortent à la nuit.
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F : Mardi 24: nous faisons un tour le long du lac AHEME,(POSSOTOME, BOPA) ; nous sommes surpris de trouver un tronçon de route en cours d’achèvement (dont on a inauguré quelques mètres)d’une dimension pharaonique (de quoi faire une 6 voies) ; celle-ci traversant sans vergogne des villages qui semblent avoir subi un tremblement de terre (cases éventrées, amoncellements chaotiques de terre et matériaux divers jusqu’aux portes et murs des cases restantes….) pourquoi cette route ou pour qui ?
Nous redescendons sur la côte : OUDHA et sa fameuse « porte du non retour »(mémorial de l’esclavagisme) puis la « route des pêches » lande de sable bordée de cocotiers
avec toujours la mer en fond de plan et d’innombrables villages de pêcheurs. On s’arrête pour regarder un relevage de filet
: sur la plage hommes, femmes et enfants, arqueboutés, tirent les deux extrémités d’un filet ; au bout de 2 heures d’effort les 2 groupes se sont rejoints ; le filet mesure environ 500 mètres ! dedans : un petit tas de tout petits poissons plats et brillants que les femmes de pêcheurs se disputent bruyamment : le partage est vraiment dérisoire ; Les poissons sont mis a sécher à même le sol sur le bord de la piste (je ne comprends toujours pas pourquoi, parce que ca doit vraiment être plein de sable, et de poussière !) ; on s’interroge : la pêche est leur seule ressource ; comment vivre avec si peu ? Notre présence est acceptée pour la nuit ; nous installons notre bivouac.
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F et B : Mercredi 25: COTONOU . POUAH : trop de monde, trop de mobylettes, trop de bruit (les Béninois conduisent en klaxonnant sans discontinuer ; le klaxon remplace très largement le clignotant) on va pas traîner là longtemps ; trop de pollution, trop de tout… on fait juste une petite halte au consulat de France pour avoir quelques infos et organiser la suite de notre voyage ; ) à nos questions sur le domaine de la sécurité (NIGER, Nord Mali) nous n’aurons que des réponses normandes d’un fonctionnaire bedonnant et affable (il faut dire qu’il est chargé des bourses scolaires … !). Nous repartons rapidement ; Petit arrêt dans un garage : il faut bien s’occuper de notre maison roulante aussi ! vidange, etc…
Fin de journée à PORTO NOVO, visite du musée ethnographique. Mais nous sommes pressés de quitter les villes et d’un commun accord nous nous dépêchons de prendre la première piste qui remonte vers le nord…..eh oui ! A partir de maintenant on peut dire qu’on entame la remontée. Les paysages du sud est du Bénin restent très humides et très verts : bananeraies, cocoteraies, sols de latérite très rouge et toujours le même accueil chaleureux des enfants criant sur notre passage de grands « Yovo, Yovo !!! » remplaçant les « Toubabs, Toubabs » des autres pays.
Le ciel s’obscurcit en fin d’après-midi, les tourbillons d’air chaud emportent dans le ciel brindilles, sable, poussière … et un gros orage éclate… Tout le monde aux abris ; dans une débandade totale chacun laisse en plan ce qu’il faisait, portait … et court tenter de s’abriter. En quelques minutes c’est la désolation, la terre ne ressuie rien et ce sont des rigoles de boues qui viennent alimenter des flaques qui deviennent des mares puis des lacs ; les cases ont des airs minables avec leur paille détrempée qui a du mal à remplir son office. Nous ne pouvons plus circuler et décidons de nous arrêter dans la cour d’un édifice public qui s’avèrera être la régie des eaux. Calfeutrés dans la voiture, alors que nous sandwichons, le gardien de nuit nous demande de rentrer dans l’enceinte barbelée pour que notre sécurité soit assurée et qu’il n’ait pas de problème.
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B : Jeudi 26 : Au petit matin, grande marche arrière dans la vaste cour et gros choc : j’ai démoli le mat des couleurs qui trônait fièrement au centre de l’esplanade… Le gardien m’aide à le redresser, mais il gardera à jamais un petit air penché africain… désolé …Rien de tel qu’une bonne piste de latérite pleine de nids d’autruches pour nous redonner le sourire, nous continuons notre remontée par les chemins de traverse. Puis nous rejoignons le bitume car la végétation devient plus dense et moins hospitalière. Passant près de DJOUGOU nous décidons d’aller dire bonjour au père HIRRIQUIN, originaire d’Itxassou et qui depuis une trentaine d’années anime dans la région une mission catholique, construisant à tout va, églises, maison des sœurs, dispensaire … gère une propriété de 4 hectares …Nous parlons ensemble deux bonnes heures autour d’une bière puis le laissons à ses nombreuses vacations.
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B : Vendredi 27 : Voulant passer d’un réservoir de gas-oil à l’autre, la manette me reste dans la main… Problème, nous n’avoins plus assez de GO sur le réservoir 1 pour poursuivre. Tentative infructueuse de réparation, couché dans la poussière sous le camion par 40° à l’ombre. J’arrête une mobylette qui m’amène au village voisin d’où je reviens avec 10 litres payés au prix fort. Heureusement que l’entonnoir avait un filtre…L’instit du village qui est en vacances rapplique à moto avec sa femme et sa fille, l’ami, puis l’ami de l’ami … il faut faire la visite complète ! Nous repartons pour nous rendre compte qu’une magnifique station flambant neuve venait d’ouvrir dans le village voisin à 2 kms ! Grosse chaleur, nous décidons de nous arrêter aux chutes de Kota à 12 kms au sud de NATTITINGOU. Bien nous en a pris, l’endroit est exceptionnel : vous voyez la pub Tahiti douche : le trou d’eau dans la jungle avec des rochers noirs et une grande cascade, des oiseaux dans tous les palmiers mêlant leurs cris au bruit de l’eau … vous visualisez,… et bien c’est encore mieux, parce que ce n’est pas une pub et nous sommes tous les deux dans cet éden bien réel.
Bon d’accord les mauvaises langues diront que nous n’avons pas tout à fait le profil des acteurs du spot, mais on s’en f … et nous passons là des moments délicieux … Nous y passerions bien la journée mais nous devons tenter de vous donner des nouvelles et rejoignons NATTITINGOU. Bien entendu, tentative infructueuse d’alimenter le blog, Fafa arrive quand même à passer quelques mails. Petit maquis en ville mais il fait vraiment trop chaud et nous décidons de nous arrêter aux chutes de VVV pour nous rafraichir. Plus majestueuses (30 mètres de haut) mais moins magiques que celles du matin, plus de monde aussi et un campement où nous décidons de passer la nuit.
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B : Samedi 28 : départ aux aurores après une nuit agitée (moustiques, sono, néons …), nous partons pour la réserve de la Penjari toute proche et frontière avec le Burkina. La piste est défoncée et il fait chaud mais les animaux sont au rendez-vous à l’approche et autour des points d’eau : tous les types de gazelles (cobs)
possibles et imaginables, familles de phacochères, groupes importants de singes de toutes tailles et …. Nous faisons la sieste … dans un mirador devant des dizaines d’hippos qui barbotent mais aussi trois bien roses (ils prennent des coups de soleil … !) qui avalent des tonnes d’herbe en bordure du lac. Pendant le tour du soir nous n’arrivons malheureusement pas à retrouver deux groupes de 5 lions chacun qu’une voiture qui nous croisons nous indique mais ce n’est pas grave, car juste pour Fafa, deux gros éléphants mâles solitaires
puis un peu plus loin un autre nous font leurs manières afin que nous comprenions bien que nous sommes chez eux. Nous bivouaquons, les fesses un peu serrées, dans un poste de forestiers.
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B : Dimanche 1er mars : Quelques mots avec le forestier du matin qui bien entendu veut nous faire payer … et re-départ sur la piste au soleil levant. (Fafa ne se sera jamais autant levée de sa vie à 6 h du mat !). Départ pour 100 km de pistes jusqu’à l’autre sortie du parc et la frontière du Burkina. Toujours autant d’animaux en tous genres mais en plus, de grands groupes d’éléphants et même de buffles viennent nous combler… L
a piste est toujours aussi mauvaise et nous nous retrouvons même avec une roue déjantée en plein cagnard à midi. Pas de problème nous réparons et sortons du parc. Le passage de frontière se fait sans encombre. Il fait chaud, l’harmattan souffle depuis plusieurs jours et le ciel est tout blanc, charge de poussière du Sahara. Nous n’avons tous les deux aucune envie de faire la route pour Ouaga ce soir. Au premier village Burkinabe nous prenons la piste vers le lac tout proche. Encore un endroit étonnant et assez magique : un campement de chasse installé au milieu d’un chaos de gros rochers tout ronds de granit rose, baobabs, bougainvillées…le tout surplombant un grand lac noyé dans la brume à l’éclairage lunaire. Piscine fraiche, bière, transat, nous n’irons pas plus loin pour aujourd’hui…
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B : Lundi 2 mars : Il fait toujours aussi chaud, le thermomètre affiche allègrement les 42° C ce qui est tout à fait anormal pour la saison, il devrait faire moins de 30, et même les locaux soufrent de la chaleur ! La remontée sur Ouaga est tranquille. La route n'est pas trop mauvaise et pour une fois nous ne ralons pas trop en payant le péage, même si il faut à chaque fois descendre de voiture et faire un peu de gymnastique pour arriver à hauteur du guichet , n'est-ce pas Fafa?
Toujours personne sur les routes, à part quelques camionnettes remplies de plusieurs dizaines de personnes et sur le toit, vélos, mobylettes, poules, sacs, fourneaux malgaches, balluchons divers ... et encore 4 à 5 personnes accrochées comme elles le peuvent à l'ensemble.
Parfois même, alors que ces camionnettes roulent à vive allure, l'assistant du chauffeur sort par la fenêtre et se hisse en acrobatie sur le toit pour attacher quelquechose!!!
Arrivée à Ouaga, un taxi mobylette nous guide à travers toute la ville et nous avons toutes les peines pour arriver à le payer ... ambassade du Mali pour les visas, réparation de notre manette de réservoir de Gas oil pour 3 € par le garage Toy local ....
visite au centre culturel français car c'est le grand festival du film africain mais comme aucun programme n'est imprimé nous ne voulons pas aller voir n'importe quoi et regagnons l'hôtel OK Inn du passage aller pour bénéficier d'un grand bain prolongé dans la piscine!!!!!!!
Demain cap au nord toujours, vers le pays Dogon au Mali...
Ah oui, avant de vous quitter, nous voulons juste vous faire part de notre petite déception de n'avoir aucun message de vous sur ce blog cette semaine alors que nous nous donnons beaucoup de mal pour vous ... Alors à vos claviers !
Un problème de mise en page ne permettait pas à certains de lire les dernières news. Désormais vous avez une news par page et donc vous pourrez relire celles que vous avez éventuellemnt ratées. Enfin si il y a des spécialistes parmi vous (Papy et Mamy?) qui peuvent nous aider afin de savoir si il est possible de mettre à jour un blog Kazeo avec un ordi qui n'est équipé que de "internet explorer 6", cas de tous les cybers ici ...
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