Eklablog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Notre voyage vers le bénin en passant (en principe) par le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali , le Burkina, le Niger et le Togo. Nos rencontres, nos émotions, notre vie au quotidien ...

Publicité

VOUS AVEZ DIT DOGON ?

F :  MARDI : journée pause toujours sur le parking de l’hôtel à OUAGA ; piscine à gogo ; pas envie de bouger ; trop chaud !

<o:p>  </o:p>


 

F : MERCREDI/JEUDI/VENDREDI : ( ben oui ce soir c’est du concentré !....) : visite au PAYS DOGON :là, je vais pas tout vous raconter d’abord parce qu’il faut en garder un peu pour le retour et puis franchement c’est pas racontable : c’est l’endroit le plus fou que l’on puisse imaginer à mi-chemin entre le moyen âge et un film de science fiction : sur une falaise de 400 m de hauteur qui s’étend sur 150Km, 800 000 personnes vivent encore accrochées à la paroi.

 Les villages se situent sur 3 niveaux : dans la plaine ; au milieu de la falaise dont le pied est occupé par d’énormes éboulis – ils ne sont accessibles qu’après une demi-heure ou ¾ heure de crapahutage pas du tout facile dans la roche- et enfin les villages de 3 ème niveau : sur le plateau. Chaque anfractuosité de la falaise est utilisée et constitue le support soit d’une habitation, soit d’un grenier accessibles eux soit par des échelles dogon (marches taillées sur un tronçon de bois), soit par des cordes… il faut aussi rajouter à ça, les sépultures, les endroits sacrés où reposent les masques et objets familiaux, etc….Ces populations semblent ne pas avoir suivi le cours du temps et vivent à l’identique en respectant leurs rituels depuis des siècles !

 

Le tourisme hélas risque de dénaturer cet endroit unique ; mis en alerte par la lecture de nos guides nous redoutions de tomber dans un « piège à touriste » ; Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir rencontré OMAR: un agriculteur bien gentil et sympa qui nous a guidés de villages en villages en nous expliquant les particularités et l’organisation de chacun ; cela était donc bien plus intéressant que d’écouter un guide «officiel » réciter son texte bêtement.

<o:p> </o:p>

Bernard, piqué dans sa curiosité,  à hâte de rentrer pour se documenter plus a fond sur ce peuple à part. Le paysage est vraiment grandiose, que se soit du haut de la falaise ou du désert qui l’entoure où nous avons passé  3 nuits magiques sous les étoiles après de somptueux couchers de soleil.

<o:p> </o:p>

Aujourd’hui SAMEDI, visite de MOPTI, réputée pour son port si vivant sur le fleuve NIGER ; Ahhh ! de l’eau et des bateaux (non , pardon, des pinasses …) Bernard s’emballe ; moi un peu moins, vite incommodée par la chaleur (il est midi) l’odeur des tonnes de poissons séchés, les étals de viandes grouillants de mouches, la poussière et les immondices qui jonchent le sol , et tous ces vendeurs qui n’arrêtent pas de m’accoster (Ben ca alors ! voilà que notre Fafa , nous fait une crise !...) Nous décidons de pousser jusqu’à Djenné, ville sainte et surtout connue pour son immense mosquée patrimoine mondial de l’humanité, le plus grand immeuble au monde construit en banco (torchis). La route est belle dans le delta intérieur du fleuve avec des milliers de zébus qui pâturent et un bac folklo. Mais de l’autre côté, grosse déception, la mosquée n’est pas aussi imposante que l’image que l’on en avait, bien entendu elle nous est fermée, la ville, une fois de plus dans un endroit touristique, n’est pas accueillante.  Bon, on va plus loin, retour à la nature par les petites pistes ; OUF, je me sens mieux ! nous regagnerons le fleuve NIGER un peu plus loin … ce soir bivouac dans un champ de mil en pleine pampa, juste quelques taurillons pour voisins ! ...super !

<o:p> </o:p>

B : DIMANCHE 8 mars : Je reprends la main ; Fafa a fait un peu court sur les Dogons, mais c’est vrai que l’on aurait pu en remplir des dizaines de pages tant cette civilisation est AHURISSANTE… en dehors de tout entendement pour un esprit occidental moyen !

Ce matin nous repartons de notre champ de mil vers le fleuve Niger et la ville de Diafarabe par une piste épouvantable : la poussière blanche qui rentre partout dégouline sur les fenêtres, nous essayons de respirer au travers de nos foulards mais il fait 40 dans la voiture, nous dégoulinons nous aussi et cela n’arrange rien, la piste zigzague entre des acacias qui cinglent la carrosserie et dont les souches menacent nos pneus, la voiture est secouée dans tous les sens car en fait nous roulons sur une terre qui a séché après les inondations annuelles : l’horreur ! A force de prendre des petites pistes il fallait bien que cela nous arrive ! Mais tout d’un coup le Niger s’offre paresseusement à nous, dans son immense lit regorgeant d’activité : pirogues, charrettes, laveuses, troupeaux, enfants qui jouent …

Nous observons la scène puis décidons de traverser, il y deux bacs de l’autre côté cela doit être possible. Nous commençons par nous planter dans le sable mou puis une fois arrivé devant l’eau nous attendons. Un piroguier nous explique qu’il faut que nous traversions pour aller chercher dans le village le capitaine du bac. Nous traversons donc en pirogue avec les femmes peuls venues récupérer de l’autre côté des merdes de zébu séchées. De l’autre côté, sur un volet, le numéro de téléphone du passeur !!! celui-ci arrive vite, nous amène, je l’aide à faire pivoter à la main le bateau qui reste à 10 bons mètres de la berge : pas de problème, Totoy prend un bain, a un peu de mal à remonter la rampe et nous voilà repartis. Il faut repousser le bac pour le dégager, traversée sans encombre et arrêt à 20 mètres du bord avec visiblement beaucoup d’eau devant… Devant mon inquiétude le passeur me lance un « Tout est possible ! » rassurant. Totoy vaillamment plonge jusqu ‘au capot, touche un peu derrière, évite de justesse la lavandière devant nous qui ne bouge pas d’un centimètre pour nous laisser passer ! De l’autre côté même piste infernale sur 45 km puis Massina, superbe petite sous préfecture alanguie sous ses grands arbres en bordure du fleuve, un autre bac, et surtout le goudron ! Bain exceptionnel dans le Niger pour nous cette fois et ce soir bivouac au bord du fleuve dans un concert infernal  de grenouilles et de crapauds sous les éclats des lucioles à quelques kilomètres de Ségou.

 

<o:p> </o:p>

B : LUNDI 9 mars : Deux mois que nous sommes partis, j’ai l’impression que cela en fait six ! Lever habituel avec le soleil à 6 heures du mat (il faut dire que nous nous couchons à 2O H…), les femmes sont déjà en pleine activité d’arrosage des oignons avec leurs calebasses percées en guise d’arrosoir, les pêcheurs en pirogue relèvent dans leur filet un poisson genre esturgeon de plus d’un mètre et nous le proposent !!! Matinée à flâner dans Ségou, très jolie petite ville aux grandes allées bordées d’arbres et aux anciennes demeures coloniales ouvertes sur le fleuve. La ville est saisie d’une douce frénésie très africaine car aujourd’hui c’est lundi et le lundi c’est le marché ! De toutes parts arrivent les vendeurs et vendeuses avec tous les moyens de locomotion imaginables pour vendre, qui des chaussures, qui des poissons séchés, des casseroles, des paniers, des poteries, des boulons et des écrous … Les paysans de l’autre côté affluent sur des pirogues surchargées

 et prises d’assaut dès leur accostage par les portefaix qui se proposent… L’ensemble bien entendu dans une symphonie de couleurs de boubous, de musiques et appels en tout genre sans oublier les odeurs de poisson séché et autres pas forcément très nettes… Etape de transition ensuite longue, chaude et monotone pour rejoindre Bamako et notre auberge si agréable, qui plus est, équipée WIFI. Longue douche, internet, lessive, petit restau pour la Sainte Françoise et peut être une connexion Skype avec ma fifille à NY ce soir. J’allais oublier, l’immense plaisir que nous avons eu à lire vos commentaires du blog et pour moi, le beau mail de Baptiste.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article