Mercredi 14 (suite) journée passée à Essaouira, nous sommes saisis par l’activité frénétique du port, la ville est encore plus envahie de retraités campingcaristes à la carte bleue rapide. Déjeuner de sardines grillées sur le port, visite des galeries de peinture… mais le bruit et l’activité incessante nous assaillent et nous n’avons qu’une idée descendre au calme. A une centaine de kms nous prenons une piste au milieu des arganiers pour rejoindre le cap Tafelney et un hameau de pêcheur à la fouis pauvre et superbe. Bivouac sur la plage avec une bonne dizaine de chiens, Fafa ne veut pas qu’on embarque un petit chiot pourtant si mignon) il fait encore froid et le vent souffle fort, les pêcheurs ne sortiront pas cette nuit.
Jeudi 15 : Nous nous perdons un peu sur la piste entre les maisons de pêcheurs puis longeons la côte sur une fantastique piste perchée sur la falaise.
C’est le début de la grande descente plein sud le long de la côte sur plus de 1500 km… ! Spots de surfeurs baba cools, Agadir vite traversé après quelques courses à l’hyper du coin. La pluie se met de la partie pour toute la traversée des confins de l’Anti atlas et de ses paysages de pierriers ocres. Descente difficile avec les camions rois de la route et la pluie, Fafa s’affirme petit à petit au volant ! Arrivée tard à Guelmim (l’ex Goulimine) et recherche de nuit de l’Oasis de Tighmert à 15 km au Sud est. Nous nous plantons sous les premiers palmiiers rencontrés, sous la pluie et dans la latérite boueuse. Dodo.
Vendredi 16 : Superbe spectacle le matin dans la palmeraie endormie entre averses et éclaircies.
Nous pataugeons un peu dans les chemins creux de l’oasis entre jardins de luzerne, carottes, navets … Malheureusement nous ne pourrons visiter la kasbah d’Abdou et son petit musée dont la pièce maîtresse est un soutien gorge pour chamelles… Départ pour le grand sud saharien, premières étendues de cailloux à perte de vue, route rectiligne seulement longée de poteaux électriques, premiers cordons de dunes. Tan Tan, premier contrôle de la gendarmerie Royale qui nous arrête, sympa, Stations d’essence détaxée à 0,40€ le litre de gaz oil. Nous remplissons le 2° réservoir, à partir de 100 litres, 110 litres, 120 litres, le pompiste inquiet commence à regarder sous la voiture, 144 litres … nous pouvons y aller, plus les 95 du réservoir principal, nous pouvons descendre un moment. En fait, il y a de l’essence partout en continuant. Idem pour le téléphone, il y a des relais tous les 10 km et notre magnifique Thuraya n’a même pas l’occasion de passer en mode satellite ! Le long de l’océan le vent souffle à plus de 40 nœuds, la mer est blanche, les rouleaux déferlent, et même les innombrables pêcheurs de bord de mer sont réduits à se protéger du vent derrière leurs minables cahuttes de planches et de plastique. Tarfaya et le cap Juby (Mermoz, St Ex, l’Aéropostale …). Avant Laayoune, piste sur 4 km et campement au milieu de nulle part dans un décor lunaire (dixit le Routard) tenu par 2 français depuis 9 ans : impeccable !!! douche tiède, repas et petit vin rouge sous la grande tente berbère au pied des dunes.
Samedi 17 : Le soleil est là, mais le vent aussi et nous gardons toujours nos polaires… qui aurait cru, il faut dire que l’année bat des records de froid et de pluie ici. Record historique il y a quelques jours avec 8°C à Laayoune. Lessive, la 1°, et grand ménage de notre 3 pièces cuisine. Poursuite de notre descente : Dakhla 590 km, Nouadhibou et la Mauritanie 900 !!!
Désolé Monique, mais pour l'instant nous avons quelques difficultés pour faire passer les photos...
Fafa aimerait bien savoir qui se cache derrière le pseudo Frankie64 ...