ATTENTION INFO: LES PREMIERES PHOTOS SONT ARRIVEES ILLUSTRANT LES NEWS PRECEDENTES
F : Dimanche 17 janvier : nous voilà repartis donc pour une longue descente toute en ligne droite (1200 km) de désert .Après les premières dizaines de Km, ponctués de WHOUAHH ….de HOULALA ! ….de c’est dingue !!! de OUAFFFF , c’est complètement fou ce paysage !!....un silence s’installe dans la voiture devant cet horizon improbable ; nos yeux cherchent la bonne focale : c’est pas possible, il doit y avoir une erreur : aussi loin que le regard porte et quelle que soit la direction un univers plat parsemé de pierres. C’est donc ça, LE DESERT, LE REG !
14 h : on s’arrête pour pique-niquer ; on veut faire vite, donc ce sera salade ; on prend une piste vers la mer, tombons sur une cahute que l’on croyait de pêcheurs. En fait, ce sont des militaires qui surveillent les éventuels émigrants qui pourraient arriver par la mer ; IL y a un poste tous les 3 Km ; On échange trois mots puis nous sommes invités à boire le thé (c’est à dire les 3 thés rituels…) drôle d’ambiance sous cet abri de toile au milieu de nulle part avec ces 4 hommes, très gentils mais avec qui il est difficile de communiquer (à cause de la langue). Celui qui nous prépare le thé a vraiment une très belle allure avec son chèche ; je suis fascinée par l’harmonie de ses gestes ; j’ai envie de le dessiner ...le temps dure ; c’est ça la vie ici aussi ; le temps à du temps…Finalement on repart, mais bon on ne pourra pas faire les 500 Km prévus….
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Toujours le même paysage, et d’un seul coup « alors ça c’est trop fort : une montagne qui flotte sur un lac ! » si, si, c’est vrai ! Je l’ai vraiment vu et Bernard aussi ! Un vrai mirage, un beau mirage !
Quelques centaines de mètres après ce n’est plus qu’un monticule au milieu de pierres...J’ai envie de repartir en arrière pour revoir ça, mais déjà qu’on n’avance pas assez vite !!!..
L’après midi s’étiole, on commente tout ce qu’on voit : un pneu sur le bas côté, un tas de cailloux plus haut que les autres, un panneau indiquant un virage… Ah ! une côte et un truc qui avance, on se rapproche...NON ! c’est vraiment pas possible ce pays ! un mec, tout seul , en VELO ! et c’est même pas un mirage.…Plus loin nos premiers dromadaires.
Le soir bivouac au bord de l’océan à côté d’une brochette de camping-cars français… un peu trop flippant de s’imaginer tout seul.
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F : Lundi 18 (je suis déjà plus trop sûre des dates mais cela n’a pas grande importance) : 3500 KM au compteur. Journée assez éprouvante : partis de bonne heure ce matin . La bonne humeur règne dans le camion ; on décide de mettre un peu de musique enregistrée sur l’ordi : Léonard Cohen : Bon ca va un moment mais déjà que le paysage est plutôt lassant… on passe au sautillant Manu Chao…: c’est franchement trop en décalage avec le paysage ;on revient au silence ; le désert se suffit à lui-même : seul le chant du vent peut s’y accorder.
Premier plantage dans les dunes de sable (à la recherche d’un coin « sympa » pour pique-niquer…) ; on doit sortir les plaques de désensablage… L’ambiance se plombe, on n’avait pas tout à fait prévu ça… des gars (toujours des militaires qui surveillent la côte) viennent nous aider… on finit par reprendre la route après, disons, pas mal d’efforts quand même !
14H 30 : on arrive à la frontière Mauritanienne en compagnie d’une escadrille de bonhommes de diverses nationalités qui ne sont en fait que des trafiquants, passeurs de voitures…. Les formalités et contrôles sont interminables, prés de 3 H, l’ambiance est de plomb, le paysage sinistre ; l’arrivée à NOUADIBOU avec un fort vent de sable au milieu de bidons- villes n’est pas pour nous remonter le moral. Vivement demain !
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F : Mardi 19 : visite du Banc d’Arguin ; (50 Km de piste à travers le désert : Bernard commence à se sentir plus à l’aide dans le sable,…quant à moi, je n’ose pas trop encore : c’est moi qui est planté la voiture hier – ah ! bon ! j’avais oublié de le préciser..) ; c’est vraiment un endroit fabuleux où des millions d’oiseaux viennent s’installer pour l’hiver. Nous passons un bon moment à boire le thé et a discuter avec l’épicier puis avec la femme du chef d’un camp (une trentaine de familles) à qui nous achetons un filet de poisson. Trois jeunes garçons arrivent et nous chantent spontanément quelques chansons. Ils ont des voix douces et claires à la fois. Leurs chants sont en adéquation totale avec la douceur de la lumière du soir et la mer en arrière plan .Moment magique. On mange le poisson et on dort là.
Demain matin on ira voir à nouveau les oiseaux au lever du jour, puis on partira vers Nouakchott à la recherche d’Idoumou (le pote à Bernard).
Bonne nuit !
Au fait : on dort hyper bien dans notre TOYOTA, au point que l’on en est même surpris ! On fait une bonne moyenne de 10 H de sommeil par nuit (Bernard peut-être un peu moins !)
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B : Mardi 20 : Bon, cette fois c’est la bonne date, Fafa était vraiment un petit peu larguée ! (Qui a dit : comme dab ??) Ce matin donc nous nous réveillons devant le campement coopératif où nous avons été tenus de dormir, Parc oblige, mais aussi façon de les aider un peu. Etonnant d’ailleurs ce campement, mais je vous en parlerai dans une prochaine rubrique « Billets ». Après un petit dej copieux, nettoyage du camion pour Fafa et tension de la courroie du ventilo pour moi. Départ sur les pistes du parc pour surprendre sur leurs bancs de sable des milliers de limicoles, flamants roses, oies de Gambie, pélicans… Fafa devient experte dans le co-pilotage au GPS mais une piste un peu plus sablonneuse que les autres nous procure quelques émotions d’autant que le vent de sable se lève. Nous nous arrêtons dans un campement nomade : la tente des hommes, celle des et une dizaine de chameaux. Une fois distribué les médicaments d’usage, l’ancien de 73 ans embarque avec nous dans le camion et nous remet sur une meilleure piste, donc nous le ramenons et nous repartons ensuite sur nos traces. Nous descendons tout le long du parc sur une belle piste et sortons à Nouamgat avec la plage comme voie naturelle pour rejoindre le goudron. 45 kilomètres de plage superbe nous attend. Grande expérience et sensation sur l’étroite frange humide de sable que nous disputent les vagues et les immenses groupes d’oiseaux qui s’envolent juste devant notre capot. Inoubliable… !
Retour sur le triste goudron rectiligne pour les 100 derniers kilomètres jusqu’à Nouakchott.
A droite et à gauche de la route, dans la chaleur et la poussière, des centaines d’hommes passent le sable du désert à grands coups de pelle au travers de tamis dressés afin de récupérer du gravier pour alimenter les chantiers de cette ville champignon. Ils laissent derrière eux un univers à perte de vue de petits tas de sable, comme dans un immense marais salant.
Arrivée reposante dans le havre de paix de l’auberge Ménata où nous accueillent Olivia et Abdou. Douche et dîner collectif avec les routards de tout poil, logés dans tous les recoins, y compris sur le toit.
Premier moustique dans le camion, nuit agitée …
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B : Mercredi 21 : Réveil en fanfare à 5 heures du mat par la cacophonie des dizaines de muezzines psalmodiant à tous les octaves l’appel à la première prière. Matinée à l’ambassade du Mali pour les visas qui devaient être prêts à midi mais monsieur le Consul n’arrivera finalement qu’à 14 heures pour les signer. Nous apprenons la patience … Banque et Musée national où nous devons négocier l’heure de fermeture ! Visite des 2 salles très intéressantes, absolument seuls et dans la pénombre, étonnant ! Puis taxi jusqu’au port de pêche pour l’arrivée des pirogues chargées à ras bord de poisson ! Surf délicat sur les vagues pour venir s’échouer, puis marée humaine qui entoure chaque pirogue, qui pour la retenir, qui pour la vider à grands coups de pelle dans des casiers transportés à la course par une armada de porteurs qui pour salaire se remplissent les poches de poisson tout en courant. Au retour ils jettent leur part dans les bassines des qui attendent assises dans le sable dans leurs beaux boubous, téléphone portable à la main. Les porteurs se battent pour éviter les petits malins qui sautent pour leur voler quelque prise ou ramasser ce qui tombe. Le tout finit dans des 404 à plateau d’un autre âge dont on se demande comment elles font pour rouler encore. Au dessus, le marché des gros poissons avec des maigres portant fort mal leur nom puisque affichant sur la balance jusqu’à 50 Kgs, des mérous (le thiof sénégalais), du thon des dorades des soles, des mulets, des capitaines, Saint Pierre ….
Retour chez Olivia où la cour est encore remplie au chaussepied de nouveaux arrivants.
Vous appréciez notre blog, sachez que nous apprécions aussi beaucoup les commentaires que vous nous adressez sous des pseudos toujours pas élucidés ... (Frankie, doudou ...)
Demain nous partons dans l'Adrar et because le désert, nous ne sommes pas certains de trouver des cybers avant plusieurs jours. Alors patience. Ah oui, autre chose, côté moral, vous imaginez que tout va super bien ...
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