B : Mercredi 4 suite : Je crois que j’ai réellement fait une grosse c… en prenant en photo le trou des sacrifices rituels aux chutes de Félou… depuis nous nous sommes fait braquer le téléphone, Fafa est passée à travers une de nos magnifiques chaises de camping (non non ce n’est pas sa faute …) mes lunettes de soleil de vue sont en 3 morceaux, la chaudière d’Itzulia est à changer ! STOP !!! on va sacrifier ce soir quelques moustiques de plus pour être en paix avec les esprits !
Nous avons donc repris, par sagesse, le bien triste goudron et ses nids d’autruches, à péage quand même… mais au bout de 200 km nous craquons et reprenons la piste à Diangounté Kamara suivant en cela les conseils de notre « guide officiel national Canne d’argent » de Félou. Bien nous en prend car, il fait bien entendu aussi chaud, mais les paysages et villages traversés autrement plus beaux et nature que le long de l’asphalte. Arrêt campement en pleine brousse, un gendarme qui passe par là en mobylette avec son escopette à l’épaule (ici ils chassent tous) veut nous faire dormir au village et devant notre refus nous souhaite « Quand même, bonne chance pour la nuit … »Il en faut plus pour nous empêcher d’aller au lit à 20h30 et perturber les 11 heures de sommeil quotidien de Fafa.
En pleine nuit, petite immixtion nocturne qui nous donne l’occasion de contempler un ciel fantastiquement étoilé, avec la polaire bien au nord, normal, mais aussi la croix du sud, bien au sud et nous entre les deux… Au fait, nous ne vous avons pas dit qu’ici le croissant de lune n’est pas droit mais couché à l’horizontale… normal non ?
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B : Jeudi 5 : Nous poursuivons notre belle piste plein sud vers Kita. Ce ne sont que villages plus beaux les uns que les autres, avec leurs cases rondes on se croirait dans le film Kirikou ! Malheureusement ici, ce ne sont plus les « Toubabs, Toubabs » qui fusent de partout comme d’habitude mais les « Donne moi un cadeau » directs. Je ne sais pas d’où vient cette rengaine omniprésente dans tous les endroits ou nous passons mais c’est assez surprenant de voir que ce ne sont souvent que les trois mots connus en français et ce, dès l’âge de 2 ou 3 ans. Les grands sont assez surpris quand on leur dit : « et toi tu me donnes un cadeau ? ». Nous mettons quand même 4h1/2 pour faire nos 180 km de piste, mais il faut dire que nous nous arrêtons souvent pour prendre en photo une fleur ou un oiseau… Au marché de Kita nous achetons un gigot d’agneau cuit pour 2000 CFA (20 Fr) et nous nous régalons à l’ombre d’un manguier qui nous héberge pour le repas et la sieste car il fait vraiment trop chaud. Promis à Bamako, après avoir réglé les problèmes matériels de téléphone, lunettes … nous achetons un thermomètre et pourrons ainsi ajouter une rubrique météo au blog.
Ce soir nous allons essayer de dormir à la mission catholique et une douche sera la bienvenue car nous sommes de la couleur de la piste et du camion : rouge latérite !